Réel et imagination , théories sexuelles infantiles Suggérer par mail
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Introduction

La métapsychologie est l’ensemble des règles qui déterminent le fonctionnement de la psyché. Dans ce cours on se posera la question de savoir comment la réalité peut pénétrer dans la psyché.

Tout d’abord on peut définir la réalité comme étant « l’addition des représentations et des affects ». Freud a mis en place des représentations de cette opération dans ses deux topiques. Selon lui, la réalité n’est pas une mais double : il existe une réalité événementielle (externe) et une réalité psychique (interne). La réalité est de sont point de vue considérée comme inconnaissable du fait de l’après coup (après la survenue d’un événement, celui-ci se « transforme » dans la psyché de l’être humain) : il existe donc toujours un écart entre le mot et la chose, entre ce que la réalité est et ce que la réalité devient.

Autour de l’événement « sec » s’agglutinent des représentations qui le transforme : c’est pourquoi un même événement est raconté différemment, vécu différemment et interprété différemment selon les individus. Si la réalité est la matière première du psychisme, elle est incorporée dans le corps et transformée par ce qu’il y a dans le corps.

La réalité interne : le pulsionnel

    Freud a défini le fantasme comme du « sang mêlé », en ce sens qu’il se situe entre la réalité extérieure et la réalité intérieure. Le fantasme est plus précisément une forme de mémoire qui dépend de l’histoire infantile. Cette histoire infantile est une histoire qui se déforme par le jeu des besoins, des désirs et des défenses narcissiques (le pulsionnel représentant ces besoins et ces désirs).
    Topique : représentation topologique du fonctionnement de la psyché. Cette représentation n’a rien de scientifique et n’a aucun rapport avec les aires du cerveau.

Première topique : « L’interprétation des rêves ».

    Les questions que s’est posé Freud tournaient autour de la perception, des représentations et des hallucinations. Pour lui, il existe un système « perception – conscience » (qui implique une immédiateté de la conscience perceptive).
Il y a une épreuve de réalité qui se présente face au « Moi plaisir » : en effet celui-ci réclame tout et tout de suite, ce qui ne peut être satisfait dans la réalité. De part et d’autre, il y a donc réalité et plaisir – donc si la réalité pose problème c’est à cause du principe de plaisir. D’où la construction par la psyché de mécanismes de défense destinés à lutter contre ces désirs/plaisirs.
De fait, la réalité peut être évitée, déniée, hallucinée négativement, refoulée ou clivée (une partie de celle-ci est reconnue par le Moi et l’autre non). Mais dans tous les cas, le Moi la perçoit ; il ne peut que refuser cette perception et ses conséquences.
    Dans « L’interprétation des rêves » Freud veut montrer que les rêves ont un sens. Il existe donc une logique mise en place dans le rêve, mais celle-ci nous est inconnue : il faut donc l’interpréter. Pour Freud, « l’homme éveillé pense, l’enfant joue, et le dormeur rêve » : le rêve est donc une activité mentale, au même titre que le jeu est celle de l’enfant. Le rêve est caractérisé par sa forme (l’hallucination) et son contenu (l’assouvissement du désir) : c’est donc l’hallucination d’un désir.

Le système « perception – conscience »  selon Freud

Sch1 et Sch2

Entre perception et conscience il existe plusieurs « lentilles » qui sont autant de barrières que la perception doit passer pour arriver à la conscience. Une perception va tout d’abord être enregistrée, puis s’organiser, s’agglutiner en fonction de ce qu’il existe déjà dans la réalité interne du sujet. Puis elle va passer dans l’inconscient – une autre manière d’engranger les choses / les événements qui se ressemblent – où elle va être attirée par des représentations proches. Enfin, elle arrive dans le préconscient qui va la transcrire en langage verbal (c’est en quelque sorte un ensemble de représentations de mots) pour pouvoir accéder à la conscience.

Sch3

Freud dit qu’il existe deux instances psychiques dont l’une soumet sa critique à l’autre et essaye de lui interdire l’accès à la conscience : ces deux instances sont l’inconscient (ce qui est critiqué) et le préconscient (ce qui critique, le plus proche de la  conscience et de la motilité).
Le préconscient fait barrière à l’inconscient et commande la motilité. Entre inconscient et préconscient il existe des barrières : Freud se les représente comme des valves qui ne s’ouvrent que dans un sens régrédiant. Or la pensée peut justement aller dans ce sens régrédiant : c’est le cas du rêve.

Le fonctionnement du rêve selon Freud

Sch4

    Selon Freud, le rêveur va aller chercher dans le préconscient ses pensées et préoccupations de la journée. Ces pensées vont se charger de la force pulsionnelle de l’inconscient (très active pendant le sommeil) puis vouloir devenir conscientes : elles reviennent donc à la motilité. Cependant l’atonie musculaire pendant le sommeil ne leur permet pas d’accéder à cette motilité : elles se dirigent donc vers la perception et ce sera là l’hallucination (dominée par le visuel). Le rêve ainsi crée accède au conscient par la suite, lors du réveil, ce qui fait qu’il peut être conté comme un récit.



Pourquoi une topique ?

-    Spatialisation : chaque partie définie par Freud a un type de fonctionnement différent
-    Il existe un ordre de parcours (progrédiant ou régrédiant) entre ces parties
-    Il existe entre ces parties des barrières qui rendent difficile l’accès de l’une à l’autre : ces barrières sont la censure, la résistance, la défense, le refoulement. Le fonctionnement de ces barrières est différent pour chacune (on peut prendre pour image les différences de structures langagières entre peuples, ou selon l’époque pour une même langue, etc.)

Le corps est présent d’un bout à l’autre du schéma et l’on peut ainsi définir deux types de conscience : la conscience perceptive, c'est-à-dire liée à la perception ; et la conscience secondaire, liée aux souvenirs du sujet, etc. Laplanche a proposé plusieurs représentations alternatives du modèle de Freud pour une meilleure compréhension.

Sch5 et Sch6

Cette représentation n’a pas d’énergie propre : ce n’est qu’un transmetteur inerte de quantités d’excitations qui lui viennent  de la réalité. C’est un système de trace, de souvenir, où le seul but serait de retrouver un état d’inexcitation, car on évacue à chaque fois l’excitation du système.  

Les effets du rêve

Le rêve est un accomplissement de désirs et de souhaits. Ce rêve peut être manifeste ou travesti. On rêve en quelque sorte de ce que l’on veut. Il y a triple possibilité de provenance d’un souhait :
-    Le souhait peut venir après que le sujet ait été excité sans avoir eu de satisfaction
-    Après que ses souhaits ait été rejetés ou réprimé dans la journée
-    Les souhaits peuvent aussi se créer dans l’inconscient et ne rentrer en jeu que lors du sommeil

Freud considère aussi les souhaits qui subviennent dans la nuit : par exemple le dormeur a froid et va se mettre a rêver de froid. Ce rêve va le faire inconsciemment se couvrir.
« Le souhait conscient ne devient excitateur du rêve que lorsqu’il est associé à un souhait inconscient qui lui ressemble. Ce souhait inconscient ne peut être qu’infantile car l’inconscient c’est l’infantile. »

Les différents processus du rêve

Le processus primaire

Ce processus caractérise l’inconscient. Dans l’inconscient l’énergie circule sans entrave. Elle est quiescente (liée) d’une représentation à une autre, selon des mécanismes comme le déplacement (on attribue une caractéristique à quelque chose ou quelqu’un qui ne l’a pas dans la réalité) et la condensation (l’événement/la personne/l’objet peuvent représenter quelque chose d’autre). L’énergie tend à réinvestir les représentations attachées aux expériences de satisfaction. Elle tente toujours de se lier au plaisir.

Le processus secondaire

Ce processus caractérise le préconscient. L’énergie est d’abord liée aux mots avant de s’écouler : en ce sens la satisfaction est ajournée – cela permet les expériences mentales comme la pensée. C’est parce que l’on n’a pas la satisfaction que l’on pense (ce désir ne pouvant pas être assouvi donnera à ce moment place à une hallucination qui permettra de pallier à la frustration en partie). Cette énergie est liée au principe de réalité.

Dans le rêve le fonctionnement est différent : rappelons que le rêve se produit au moment où le dormeur est déconnecté de la réalité et où son activité musculaire est nulle. Ses perceptions sont au plus bas et le principe de réalité n’a donc pas lieu d’être.
Au moment du rêve ce qui domine c’est la régression, qui se fait de 3 points de vue :
-    régression topique : au sens du schéma
-    régression temporelle : c’est le retour à des formations psychiques plus anciennes
-    régression formelle : les modes d’expression infantiles remplacent les modes d’expressions de l’adulte

Deuxième topique (1920) : « Au-delà du principe de plaisir »

Le conscient est toujours associé à la perception : des expériences de plaisir ou de déplaisir sont toujours situées à l’intérieur du corps. Freud se représente une « boule protoplasmique » soumise à deux types d’excitations : interne et externe.
Les excitations externes vont modifier la surface de la boule tandis qu’à l’intérieur on retrouve les différentes liaisons de la première topique (par frayage ( ?!)).
L’extérieur de cette boule est une « écorce » : « si cette couche était perméable, le psychisme serait détruit par l’énergie du monde extérieur ». Cette peau se durcit pour faire face au réel, elle est un « pare-excitation » - excitations qui viennent du réel. Cette couche se forme progressivement : à la naissance la mère sert de pare-excitation pour la psyché du bébé puis quitte ce rôle progressivement jusqu’à ce que l’enfant puisse lui-même disposer d’un tel mécanisme.
Cette boule fonctionne sur le principe de l’homéostasie : il y a maintient d’un niveau constant d’excitation (conscience perceptive) qui est régulé par l’enveloppe. En conséquent, il doit aussi y avoir un niveau constant d’excitation interne. Si la paroi du pare-excitation se rompt, il peut y avoir envahissement et mort de l’organisme : en effet dans ce cas le fonctionnement psychique s’arrête (ex : tétanie lors d’une peur).
C’est la réalité qui veut faire effraction dans le psychisme de l’être humain. Par exemple le déplaisir de la douleur physique résulte de l’effraction du pare-excitation sur une zone limitée et donc de la disproportion entre les deux énergies.

PARTIE MANQUANTE

L’organisme va mobiliser ses troupes contre l’investissement (c’est le contre investissement) et va tenter de fixer sur place l’agresseur. Le déplaisir de la douleur vient de l’extérieur (effraction de la douleur) et de ce qu’elle provoque à l’intérieur (c’est l’effet du contre investissement)
Freud va a partir de là parler de la névrose traumatique : l’étiologie est une danger physique/moral qui tourne autour de la mort. Le tableau clinique quand à lui est la présence d’une souffrance subjective, une inhibition des activités, un symptôme de fixation au trauma, des rêves traumatiques de répétition, etc.


Modèle de l’appareil psychique sur le principe de plaisir vu semaine dernière

Sch1

Il y a une couche perméable et une couche imperméable (si il n’y avait qu’une couche perméable l’organisme ne pourrait pas résister). Sous l’impact de la réalité il y a la création d’une cuticule – d’une couche morte – qui est ce que Freud appelle la pare excitation. La couche extérieure de ce modèle devient anorganique, meurt et forme une paroi protectrice.
La réalité pénètre dans l’appareil psychique mais de façon atténuée.
    En résumé ce système imaginé par Freud a une double fonction par rapport à l’impact de la réalité : la protection et la réduction (ce modèle a été repris par Winnicott qui considérait que c’était la mère qui sert de pare excitation au bébé.
Nous avons une conception de l’organisme vivant dans ce modèle comme étant un milieu homéostatique, fruit de la régulation entre le niveau d’excitation interne et le niveau d’excitation externe. En conséquent si ce niveau d’homéostasie est perturbé il peut y avoir envahissement et mort de l’organisme.

Si il se produit une effraction importante alors il peut y avoir création d’un émetteur d’excitation permanent (cet émetteur d’excitation n’existant d’habitude que de l’intérieur (dans le ça).   
Il y a là donc une confusion entre excitation externe et excitation interne : il y a traumatisme et envahissement de la réalité lorsque la réalité externe devient discontinue. Lorsque l’excitation est trop forte elle se comporte comme si elle était interne (elle est continue) : c’est l’investissement. L’organisme doit alors mobiliser ses forces contre le traumatisme : c’est le contre investissement. Dans le clinique c’est le cas du patient qui ne se préoccupe que d’une chose.

Dans le cadre de l’intrusion de la réalité l’homéostasie est perturbée de l’extérieur et de l’intérieur (par le traumatisme et par le contre investissement). L’étiologie de la névrose traumatique est en général une catastrophe comportant un danger physique ou mortel. Le tableau clinique de la névrose traumatisme est une souffrance subjective, une inhibition des activités, et surtout un syndrome de fixation au trauma (récurrence, répétition).

Freud s’est demandé pourquoi se répétaient les scènes traumatiques ? Le système psychique est régit par le principe de plaisir, et les rêves aussi (leur but est l’assouvissement du plaisir). Dans ces rêves traumatiques il y a répétition du trauma. Comment ? Freud va faire pour répondre à cette question va faire une distinction entre l’angoisse, la peur et l’effroi.
-    Dans l’angoisse peu importe l’objet de l’angoisse c’est la position d’attente qui est importante – l’objet de l’angoisse est indéfini
-    Dans la peur c’est la position face à l’objet qui est très importante (on sait de quoi on a peur)
-    Dans l’effroi c’est le facteur de surprise qui est le plus important

C’est une distinction importante qui va amener la fixation du trauma par Freud. Il subdivisera l’angoisse en deux sortes :
-    angoisse signal
-    angoisse automatique face à l’effroi

Quand il y a production d’angoisse cela peut préparer à un choc émotionnel fort (c’est l’angoisse signal). Dans le cadre de l’effroi cet angoisse est automatique, il vient après coup, et ne protège pas (c’est un angoisse qui vient par similarité, comme pour se protéger d’un traumatisme après coup)

Si nous reprenons le modèle, nous appelons traumatiques les excitations assez fortes pour faire effraction dans le milieu interne de l’être humain. La tâche de l’appareil psychique est de faire face à des grandes quantités d’excitations c'est à dire les lier psychiquement pour les amener à une liquidation. Pour parvenir à évacuer ce trop plein d’excitation il faut s’en rendre maître.  

Sch2 envahissement du système par le trauma

Cet envahissement est caractéristique de l’effroi : il n’y a aucun moyen de s’en défendre, l’appareil psychique n’arrive pas à lier les représentations. L’angoisse de préparation qui aurait pu être mobilisé face au choc, n’a pas opéré car il n’était pas là. Pour Freud l’angoisse est donc un système de défense qui sert à se préparer à un traumatisme.

Comparaisons entre les deux topiques – points communs et divergences
 
Ressemblances :
-    L’appareil psychique est un contenant
-    Il y a des limites qui déterminent différentes instances
-    Il y a des passages entre ces différentes instances  
-    Il y a circulation entre ces différentes instances (ex : circulation du rêve)
-    il y a des distinctions très fortes entre la réalité interne et la réalité externe
-    Ce sont des modèles topico-économique (il y a des lieux spécifiques et de l’énergie circule dans les deux cas)



Divergences :

MODELE DE LA PREMIERE TOPIQUE    MODELE DE LA DEUXIEME TOPIQUE
-    L’énergie vient exclusivement de l’extérieur
-    Le but de l’appareil est de liquider les énergies afin de retourner à une excitation 0
-    Les barrières ne sont que des lieux de passage
-    Inconscient/Préconscient et Conscient : tout part du conscient – c’est a partir du Conscient qu’on peut définir le Préconscient et l’Inconscient et c’est aussi pour cela que la première topique est considérée comme psychologisante (elle recherche les lois qui régissent le comportement)
-    On part du Conscient donc l’Inconscient est fondé à partir de ce qui est refoulé    -    Chaque lieu a un niveau d’énergie différent
-    Le but est de maintenir constant le niveau d’énergie
-    Les barrières sont consistantes (elles sont constituées de forces qui s’opposent)
-    Ca/Moi et Surmoi : tout part du Ca donc ce serait une instance génétiquement première à partir de laquelle se différencierait le moi
-    Le Ca est premier et c’est donc par une différenciation générale et continue que se formerait le Moi (le Ca va progressivement donner naissance à un Moi)

Dans le deuxième modèle la question de l’origine et de la situation d’énergie traumatisante par rapport à la périphérie est essentiel (qu’est ce qui fait trauma : un événement extérieur ou la mobilisation interne face à cet événement)
Laplanche dit que le système de la deuxième topique est défini de façon imagée puisque que ce sont des sortes de personnes mises en scène pour symboliser les instances (ex : le surmoi se comporte comme se comportait jadis l’instance parentale). Ce sont des espèces de métaphores de personnes.
 
Freud va proposer un premier schéma pour illustrer sa deuxième topique.

(Sch3)

Dans ce schéma il y a d’un côté continuité et de l’autre il y a barrière (le refoulement). Ce qui est a remarquer aussi c’est que le schéma représente un corps « protoplasmique » qui est plutôt fermé et qui à un extérieur et un intérieur – c’est aussi un appareil psychique spécialisé avec des défenses (le pare excitation) – il y a enfin un système de perception conscience à l’extérieur et des couches profondes qui donnent naissance au principe de plaisir.
Cette représentation c’est surtout un moi qui est corporel. C’est un modèle avec un emboîtement de différentes fonctions : par exemple le système perception conscience est comme le corps (formé à la périphérie).
L’intrusion de la réalité (douleur, traumatisme, pulsion ou angoisse) dans le système psychique est considérée comme des irruptions de sommes d’énergies non liées et qui font une brèche dans cette enveloppe, cette vésicule (l’enveloppe c’est le corps (douleur) ou le Moi (pulsion / traumatisme)). La blessure du corps empêche ou retarde la blessure du moi. Pour Freud « une maladie somatique est capable par exemple de faire reculer une schizophrénie de la même manière qu’une douleur organique est capable de dissiper les investissements amoureux ».

Le sommeil et le rêve se concentrent (le moi est endormi et donc impuissant contre les pulsions) Freud s’est demandé où est le désir du moi dans le rêve. Il dira que le désir du moi est présent dans le rêve dans le désir de dormir. Le but de ce désir est de maintenir l’essentiel d’un niveau énergétique de base pour le maintient de la vie.
Dans la douleur le moi se resserrerait en un point du corps et dans le sommeil le moi se dilaterait jusqu’à coïncider avec la limite corporelle elle-même. Il est moi-corps.
Autrement dit le moi est un organe différencié mais il est également projection de la limite de la surface du corps. Il est un corps interne, autrement dit une représentation du corps à l’intérieur de l’appareil. Et c’est pourquoi on peut se poser la question de savoir si, lors d’un traumatisme, le Moi est bousculé par la réalité du corps, des pulsions ou alors du cote de représentations.
La pulsion, bien que venant de l’intérieur se comporte toujours comme un corps étranger (c'est à dire étranger au moi). La pulsion pour le moi attaque de l’extérieur. Lorsque la pulsion vient de l’extérieur – car spécifiée ou représentée par des souvenirs – elle tire toute sa force de l’appel aux énergies internes (autrement dit lorsque un souvenir chargé d’une pulsion arrive de l’extérieur, il vient se connecter à une pulsion interne (une idée va chercher sa force dans les énergies internes)).

Sch4

Nous avons donc un système perception conscience qui a à se défendre de l’intérieur, et forcé de calquer sa défense sur celle existante contre le monde extérieur (le pare excitation). Freud distingue deux sortes de défenses contre les pulsions intérieures :
-    la projection (le fait de projeter la pulsion à l’extérieur, comme si elle ne nous appartenait pas (ex. du petit Hans qui projette la peur de son père sur un cheval afin de pouvoir supporter l’objet de sa réelle peur (son père))
-    le refoulement (ou pseudo pare excitation interne, processus interne au Moi)

Dans ce nouveau modèle, le Moi peut être conscient et inconscient (il y a une part où le Moi et le Ca ne sont pas séparés. Tout notre savoir vient de la conscience (et donc du système perception conscience) – à remarquer que pour Freud sont conscientes toutes les perceptions qui viennent de l’extérieur (réalité) comme de l’intérieur (sentiments et sensations)).
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