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LES TESTS D’INTELLIGENCE/DE NIVEAU INTELLECTUEL

Ces tests sont utilisés par une large partie de cliniciens et servent à mesurer les possibilités de leurs sujets. On peut se poser la question de savoir ce qu’est l’intelligence. Il est évident qu’il existe ne forte corrélation entre réussite & intelligence. Cependant ce n’est pas systématique : le domaine affectif influence aussi grandement la réussite des sujets.
La définition la plus utilisée aujourd’hui : l’intelligence correspond à la capacité à découvrir des contextes nouveaux, à les comprendre et à savoir réagir devant de nouvelles situations de manière adaptée.

Les tests de Weschler

Le WISC (Weschler Intelligence Scale for Children) est un test d’intelligence pour enfants préadolescents/adolescents qui se compose d’échelles. Ces échelles permettent d’obtenir plusieurs QI.
-    Un QI verbal
-    Un QI performance
-    Un QI total (ou général)

Le WAIS est le test d’intelligence pour adultes qui fonctionne sur le même système. Il permet en plus de calculer la probabilité de détérioration mentale. Les subtests qui composent ces tests d’intelligence ne tiennent pas avec l’âge donné et nous permettent de détecter certaines pathologies.  

La notion de QI

    Au début cette notion était liée à l’âge mental. Binet avait proposé une méthode arithmétique pour noter les tests en termes de mois et d’années. On posait des questions graduées de telle sorte qu’un enfant moyen d’un âge donné obtienne une note qui, transformée en note année/mois, devrait être égale à l’âge protologique de ce même enfant. « L’intelligence est donc l’âge mental » dans cette conception. De plus la vitesse du développement est le critère de la quantité d’intelligence. Si l’âge protologique est supérieur à l’âge mental obtenu par le test alors on a un enfant en retard de développement. Si l’âge protologique est inférieur à l’âge mental obtenu par le test alors on a un enfant surdoué.
    Binet a ensuite pour calculer le QI posé la formule « (AGE MENTAL (mois) / AGE PROTO (mois)) * 100 ». Cette formule s’est révélée insatisfaisante car on pouvait obtenir le même QI pour deux personnes d’âge différent mais n’ayant pas le même âge mental. C’est une différence importante car à un âge différent le développement n’a pas la même importance. Le test de Binet s’est donc trouvé être peu satisfaisant pour les psychologues.

    On a ensuite cherché d’autres façons de calculer le QI. C’est à ce moment qu’ont été crées les tests de Weschler (WAIS et WISC). Le QI avec ces tests n’apparaissent pas en terme d’avance ou de retard. On compare tout simplement le résultat du sujet aux notes obtenues par des individus du même groupe d’âge.
    
Passation des tests

La passation de ce test est de 1h30 en moyenne. Il est composé de subtests (sous tests destinés à donner une échelle) et d’items (composantes des subtests). Dans l’ordre décroissant on a ECHELLE > SUBTESTS > ITEMS.
    La psychologue va examiner le sujet devant un problème à résoudre : il regarde donc les résultats et la manière de résoudre la tâche. Il y a standardisation : tous les sujets sont placés de la même façon devant la tâche et la consigne est toujours la même.
    Chaque épreuve permet d’obtenir une note brute. On transforme cette note brute en une note pondérée en se référant à une table de valeurs. Chaque âge donné a une note pondérée qui correspond à une note brute. On considère que l’efficience selon les tests varie en fonction de l’âge. Il est en effet normal qu’un enfant de 8 ans en sache moins qu’un adolescent et beaucoup plus qu’un bébé : la note pondérée tient compte de cette considération.
    Pour calculer le QI il y a trois  étapes à suivre :
-    On fait la somme des notes pondérées de chaque échelle (verbale ou performance)
-    Pour chaque échelle on détermine d’après cette somme le QI correspondant (verbal ou performance)
-    Enfin on fait une somme des deux QI et après en avoir fait une note pondérée on obtient le QI total

Interprétation des résultats

    Un écart entre le QI verbal et la QI performance de 10 points est assez fréquent. Si cet écart est de plus de 18 points il y a un problème pathologique. La signification des résultats est marquée sur le poly.

Les subtests

    Les tests évoluent, sont réévalués car les temps changent. Le QI total tend à augmenter progressivement au fil des années. Des items et des subtests sont modifiés, ajoutés ou supprimés.
-    Le subtest information dépend de la culture générale, et dans une moindre mesure du milieu socio culturel. Ce subtest est sensible à la curiosité et à l’ouverture sur le monde, ainsi qu’au niveau de scolarité du sujet. C’est une mesure indirecte de l’intelligence : on va évaluer les fruits de l’activité cognitive et de la mémoire.
-    Le subtest vocabulaire dépend du milieu socio culturel, du niveau de scolarité, de lecture, du niveau culturel des parents et de la capacité à communiquer. Weschler considère que l’étendue du vocabulaire est corrélée à l’apprentissage. Ce subtest est saturé en facteurs G (facteurs communs à toutes les facettes de l’intelligence). L’appartenance ethnique des sujets ou des pathologies (comme la schizophrénie qui entraîne des problèmes de communication) provoquent une baisse de la note brute de ce subtest.
-    Le subtest arithmétique est lié à la scolarité, à l’acquisition des opérations de base, à l’idéation, aux représentations, etc. Il est très sensible à l’anxiété.
-    Le subtest similitude fait intervenir la catégorisation. Il est relativement indépendant des niveaux socio culturels et scolaires. Il faut avoir acquis une certaine capacité d’abstraction pour réussir ce subtest.
-    Le subtest mémoire des chiffres fait intervenir la mémoire immédiate, la capacité d’invention, de s’intéresser à des symboles abstraits. Il est indépendant du niveau scolaire mais est par contre sensible à l’anxiété du patient.  

-    Le subtest compréhension mesure les capacités d’adaptation, d’intégration sociale et de jugement du sujet. Il faut savoir évaluer une situation, être capable de mobiliser une information adaptée pour élaborer une réponse appropriée. Ce test montre l’aptitude du sujet à tirer profit des expériences ainsi que la capacité à résoudre des problèmes pratiques en inter personnel
-    Le subtest complètement d’images est composé d’images dans lesquelles il manque à chaque fois un détail important de l’image. Cela montre le vocabulaire que le sujet a acquit, son esprit logique et pratique. Il faut savoir discriminer l’essentiel de l’accessoire, mobiliser la mémoire et les connaissances.
-    Le subtest cube fait intervenir 9 cubes bicolores (rouge et blanc) qu’il faut agencer de manière à les faire correspondre à un dessin (cube de Kohl). Il faut que le sujet sache décomposer un schème complexe en schèmes simples. Ce test fait intervenir les capacités d’abstraction et la latéralisation du sujet, la capacité à construire quelque chose de concret avec seulement une représentation, la coordination visuo motrice et la capacité à se construire une stratégie permettant d’atteindre le but demandé. Ce subtest est fortement corrélé avec le QI performance et le QI total : les sujets qui réussissent à ce subtest sont intelligents lorsqu’il s’agit de faire appel aux stratégie de décomposition et de recomposition, d’analyse et de synthèse.
-    Le subtest arrangement d’images : on présente au sujet différentes séries de cartes qu’il doit remettre dans l’ordre (elle sont dans un désordre standardisé). Ce subtest nous montre les capacités d’organisation temporelle du sujet, sa capacité d’ordonnancement et son esprit logique. Il faut que le patient comprenne les sujets qui sont représentés dans l’ensemble des cartes, et qu’il sache les ordonner. Ce subtest nous renseigne sur la capacité du sujet à anticiper et à planifier.
-    Le subtest assemblage d’objet ressemble à un puzzle et évalue le sens spatial du sujet et ses capacités visuo motrices. On regarde aussi si le sujet persévère ou non, car il peut revenir sur ses erreurs.
-    Le subtest code consiste pour le sujet à remplir une grille selon un code visible en permanence. Cette épreuve nous renseigne sur la sensibilité visuo motrice et la vitesse de traitement et d’acquisition en MCT d’une information. Elle ne fait pas appel à la réflexion. Les patients anxieux échouent le plus souvent à ce test.
-    Le subtest labyrinthe nous renseigne sur l’impulsivité du sujet, sur sa capacité à maintenir un objectif tout en travaillant progressivement, ainsi que sur sa capacité à coordonner la perception de l’espace avec la graphomotricité.




LE DESSIN

    Le dessin est une activité spontanée chez l’enfant. Il évolue avec l’âge, et correspond à la motricité, à des attitudes perceptibles, motrices et intellectuelles. Par ailleurs le dessin va interroger le clinicien sur d’autres phénomènes que la simple motricité et les représentations de l’enfant : à travers le dessin, l’enfant va exprimer des conflits, des désirs, des angoisses qu’il ne pourrait exprimer verbalement : il va donc falloir l’interpréter.
    Il faut tout d’abord connaître l’évolution du graphisme de l’enfant : dans tous les cas, il cherche à reproduire le réel, mais selon sa maturité il le fera différemment.
-    Réalisme fortuit : réalisme qui naît avec le plaisir de l’enfant de gribouiller. Correspond à des traits et des lignes, qui quelquefois vont représenter quelque chose (autour d’1 ans).  
-    Réalisme manqué : entre 1 et 4 ans, l’enfant ne contrôle pas très bien son graphisme, mais va tenter de reproduire quelque chose – quelque fois il va réussir et va par la suite tenter de refaire ce qu’il a fait ;
-    Réalisme intellectuel enfantin : plus l’enfant va s’exercer plus sous l’effet de l’apprentissage il va approcher de la réalité- si par exemple il sait que sa mère a deux jambe, il va dessiner deux jambes
-    Réalisme visuel : l’enfant se soumet à ce qu’il voit, il acquiert la perspective etc.

La valeur expressive du dessin va dépendre du geste graphique, il va donc nous donner des informations sur l’état émotionnel de celui qui dessine. On va donc s’intéresser à plusieurs facteurs :
-    le dessin lui-même
-    le trait (fort ou faible)
-    la place du dessin sur la feuille
-    les couleurs utilisées
-    ce qu’il représente et de quoi il parle

Le dessin est largement utilisé en psychothérapie, où l’on considère qu’il est un point d’accès à l’univers psychique de l’enfant. Winnicott par exemple a beaucoup travaillé avec des Squiggles, c'est à dire un technique qui permet un dialogue thérapique avec l’enfant : le thérapeute commence par tracer un trait, puis demande à l’enfant d’en tracer un autre, et ainsi de suite. Le dessin permet dons à l’enfant de commencer à parler. Sophie Morgenster a aussi beaucoup travaillé avec le dessin.

INTRODUCTION

Objectifs : 6 séances de 2 heures : une seule évaluation CM/TD en même temps
4 heures sur l’échelle de Weschler
1 heure sur test du bonhomme
6 heures sur Rorschach
1 heure TAT

Chercher des photocopies couleurs du test de Rorschach et du TAT (ce dernier est plus facultatif)
Chercher dans les bouquins comment coter les Rorschach (le cours ne suffira pas)

PARTIE 1 : L’ECHELLE DE WESCHLER

Les tests de Weschler sont des tests qui permettent d’évaluer l’efficience cognitive
Il y a deux versions : adulte (WAIS) et enfant (WISC) ; qui permettent d’évaluer les capacités intellectuelles et donc le QI
WAIS : Weschler Adult Intelligence Scale
WISC : Weschler Intelligence Scale for Children


WAIS : 55 (USA) et 68 (France)    WISC : 49 (USA) et 58 (France)
WAIS-R : 89 (France)    WISC-R : 81 (France)
WAIS III     WISC III : 96 (France)
-none!    WISC IV : 2005 (France)

Le score moyen évolue continuellement au fil du temps : pour répondre à cette augmentation et à l’évolution des cultures les versions se succèdent

LES SUBTESTS

Test composé de plusieurs subtests destinés à déterminer deux échelles : l’échelle verbale et de performance. Chaque subtest en fonction de l’échelle qu’il est destiné à établir est qualifié de verbal ou de performance. Les échelles en fonction de leur nature nous permet de calculer deux QI : un QI verbal et un QI performance. Ces deux QI permettent de calculer à la fin le QI total. En résumé :

ITEMS > SUBTESTS > ECHELLE > QI

Le WISC III est standardisé : en ce sens il se passe toujours dans les mêmes conditions et il existe un protocole très strict à suivre lors du passage du test. Tout est indiqué dans un manuel qui montre la procédure à suivre, l’ordre de passation des subtests (performance/verbal/performance/…), les réponses à attendre, etc. La passation est de 1h30 en moyenne. Le médecin écrit les réponses de son patient dans un cahier de passation. Dans le cadre du TD il faut savoir quels sont les subtests qui compose les test du WISC et du WAIS et ce qu’ils évaluent.
Ces subtests sont identiques entre le WISC et le WAIS. Seule la difficulté change. Le WISC permet d’évaluer des enfants de 6 ans 4 mois à 16 ans 8 mois. Le WAIS de 16 ans à 79 ans (le choix est à faire entre les deux tests pour la personne de 16 ans)

1ER SUBTEST : COMPLETEMENT D’IMAGES

Subtest de performance : il faut dire ou montrer ce qui manque sur une image. La complexité est croissante tout au long de l’exercice.  
Cette épreuve met en jeux les capacités de perception fine, l’attention au détail, l’impact de la réalité environnante. Elle fait peu appel au vocabulaire car on peut montrer sans nommer (attention point à contrôler car différent entre cours de Finkelstein et de Masson)

2EME SUBTEST : VOCABULAIRE

Subtest verbal : on présente un mot au sujet et on lui demande de les définir
Les réponses possibles sont définies par le manuel
Ce subtest a une forte corrélation avec le résultat verbal (si une note élevée à ce subtest alors QI verbal sera élevé). Il est très dépendant du contexte scolaire et socioculturel. La note sera basse à ce subtest pour les déficients mentaux et en problème scolaire. Cette épreuve n’est pas utilisée chez les illettrés, les étrangers et les déficients intellectuels
Ce subtest met en jeu la capacité d’acquérir des connaissances et la facilité des verbalisations.

3EME SUBTEST : CODE

Subtest de performance : il faut placer des symboles sous des items selon un code. Le temps est limité.
Chronométré à 120 secondes : 9 chiffres de 1 à 9, sous chaque chiffre, 1 symbole. Ensuite une liste de 133 chiffres : il faut placer les symboles sous les items.
Epreuve très sensible à l’émotivité : le chronométrage entraîne un stress qui permet d’évaluer les capacités de régulation de ce stress. La personne ayant des troubles cérébraux organiques / n’ayant pas l’habitude d’écrire échouera à ce test.
Cette épreuve évalue les capacités mnésiques, en particulier la mémoire de travail, la concentration, l’apprentissage, l’attention.


4EME SUBTEST : SIMILITUDES

Subtest verbal : on demande au sujet en quoi deux mots se ressemblent
Ex : en quoi jaune et vert se ressemblent ?
Cette épreuve est relativement indépendante des influences socio culturelles et de l’adaptation scolaire. Epreuve saturée en facteur G (à chercher). On observera une chute en cas d’organicité (déficients mentaux)
Cette épreuve évalue les capacités de conceptualisation, de pensée catégorielle, de généralisation.

5EME SUBTEST : CUBE

Subtest de performance : le sujet doit reproduire des dessins avec des cubes de Kohs (chaque cube est bicolore)
Cette épreuve a une forte corrélation avec le résultat global et surtout avec l’échelle de performance. Elle est très sensible à l’émotivité.
Elle met en jeu les capacités conceptuelles, d’analyse et de synthèse, de représentation mentale, d’abstraction, la structuration spatiale, la latéralisation, les capacités d’orientation. Un bon résultat à cette épreuve élimine toute suspicion de déficience

6EME SUBTEST : ARITHMETIQUE

Subtest verbal : le sujet doit résoudre mentalement une série de problèmes arithmétiques
Epreuve sensible au stress (toujours a cause du chronométrage) et au niveau scolaire.
Cette épreuve est révélatrice de l’adaptation scolaire et de la capacité de représentation mentale, ainsi que de la capacité de la mémoire de travail.

7EME SUBTEST : MATRICE

Subtest de performance : dans ce subtest on va présenter quatre types de tâches de raisonnement :
-    Le complètement de patterns
-    La classification
-    L’analogie
-    Le raisonnement sur des séries
Il y a toujours une matrice et la personne doit dire ce qu’il manque.
Ce subtest évalue les représentations mentales, l’attention et la concentration

8EME SUBTEST : MEMOIRE DES CHIFFRES

Subtest verbal : le sujet doit répéter une série de chiffre entendue oralement, allant de 2 à 9 chiffres. Dans la première partie le sujet les récite à l’endroit, dans la deuxième partie le sujet les récite à l’envers.
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