Influence sociale Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 0
FaibleMeilleur 
Introduction

(manque d’un bout du cours)

On ne peut s’intéresser à l’homme que avec l’environnement social. Cet environnement composé de multitudes de groupes influence les individus dans ce qu’ils pensent et ce qu’ils font. Tout n’est que rapport à l’autre.

In group : groupe d’appartenance
Out group : groupe ayant des intérêts différents de ceux du sujet/ du GA du sujet

L’individu est donc influencé par la société, les groupes et les autres individus. Il est dans ce sens au cœur d’un processus d’influence complexe entre ces trois instances.
Dans l’influence tout fonctionne dans les deux sens : l’individu est à la fois acteur et récepteur


Théorie de l’identité sociale, Tajfel


On peut basculer de l’exogroupe à l’endogroupe selon la situation dans laquelle on est – en fonction des contextes
La valorisation de soi passe forcement par la valorisation de son groupe par rapport aux autres : il faut donc valoriser le fait que notre GA soit supérieur aux autres groupes : là s’active le mécanisme du favoritisme pro endogroupe.

Expérience de Tajfel  
Constitue deux groupes de sujets : un bleu et un rouge par exemple.
A chaque personne de chaque groupe il leur faire faire un exercice de perception visuelle. La tâche est prévue pour que le sujet qui passe ne puisse pas s’auto évaluer (compter le nombre de points dans un nuage de points qui apparaît pendant un laps de temps très bref)
Après avoir relevé les résultats, il propose à chaque sujet une rémunération pour son groupe :

-    50-50 pour les deux groupes (en euros)
-    50-60 (50 € pour son groupe – 60 € pour l’autre)
-    20-10 (20 € pour son groupe – 10 € pour l’autre)

Malgré l’absence d’informations sur le niveau réel de son groupe et de l’autre groupe les sujets choisissent le plus souvent la proposition 3. L’explication qui retombe le plus souvent est que les membres de l’exogroupe sont moins forts

C’est ainsi que Tajfel est passé de l’explication « Je rejette autrui car j’ai de bonnes raisons de les trouver moins forts que moi » à l’explication « J’ai besoin de les rejeter et j’ai besoin de le justifier » (propose une mécanique inverse)

Et quand l’identité sociale n’est pas satisfaisante ?
Il y a une asymétrie forte de pouvoirs entre les différents groupes (ex : homme femme) dans chaque société.
Tous les sociologues montrent que, bien que au début l’homme et la femme sont enclins à instaurer la parité dans leurs couples, le plus souvent ils retournent à des habitudes socialement déterminées au fur et à mesure de leur relations (homme travail - femme cuisine)

Selon le modèle de Tajfel, comment fait on quand on est dans un groupe dévalorisé ? On a recours à des stratégies de changement social dépendant de 2 variables : la perméabilité des frontières intergroupes et l’alternative possible au rapport de force entre les groupes. Lorsque que l’on prend en compte ces deux variables 4 possibilités se présentent.

Recours à des stratégies de changement social dépendant de 2 paramètres
1.    Frontières entre les groupes et elle perméable ?
2.    Y a-t-il une alternative au rapport intergroupe existant ?

    FRONTIERE PERMEABLE ?
    OUI    NON
ALTERNATIVE AU RAPPORT ?    OUI    Stratégie individuelle (mobilité sociale) ou groupale (comparaison intergroupe)    Stratégie groupale (comparaison intergroupe)
    NON    Stratégie individuelle (mobilité sociale)    Stratégie individuelle (comparaison intragroupe)

S’investir dans une stratégie de groupe (ex : créer une association) est beaucoup plus difficile mais aussi beaucoup plus valorisant pour le groupe qui peut être reconnu pour sa valeur.

Case 2 : exemple 50’s noirs et blancs aux EU
Case 4 : je me compare aux autres personnes de mon groupe et je me dis que je suis le meilleur de mon groupe


La théorie de la distinctivité optimale (Brewer, 94)

L’identité sociale la plus satisfaisante passe par un compromis entre 2 nécessités :
-    ressembler à autrui (identification et partage social)
-    se distinguer d’autrui (personnalisation et différentiation entre soi et les autres)

Tout est toujours choisi pour ressembler à l’autre et en même temps se différencier de l’autre (ex : les adolescents ont tous « besoin » de ressembler à d’autres ados (ex : choix vestimentaires) mais disent qu’ils en sont différents (ex : personnalisation de téléphones, etc.))




Exemple de la Twingo – toutes pareils (aucune option) mais différentes dans leurs couleurs. La Twingo est la seule voiture ayant été acheté par tout le monde, sans aucune distinction de groupe.

Désindividuation : le soi est assimilé à des rôles sociaux.
Les sectes ont ce fonctionnement de désindividuer les individus : par un comportement strict commun à tous (langage – habillement – etc.) on entre dans un mécanisme de mimétisme qui fait que l’individu est prêt à faire tout pour le groupe (argent – passage à l’acte, etc.)

Marginalisation : le soi est déconnecté de l’environnement social.
Si je n’ai de point commun avec personne je n’ai plus d’identité sociale – certaines pathologie provoquent cette marginalisation. Je ne reconnais pas les autres comme pouvant appartenir à quelque chose qui me convient et personne ne me reconnaît comme quelqu’un qui pourrait faire partie de leur groupe.

L’influence sociale est nécessaire car il nous est important de partager quelque chose avec quelqu’un – il y a cependant un seuil à partir duquel elle devient handicapante, elle devient une contrainte car elle nous oblige à faire quelque chose pour paraître aux autres. Partager quelque chose est rassurant (ex : anniversaire qui rassure la personne qui l’a – l’autre pense à moi – et qui le souhaite – je pense à l’autre cela veux dire que je l’aime). L’imitation cherche a être « différente ».

III L’influence sociale dans les attitudes

La personnalité autoritaire (Adorno & al., 1950)

Contexte : juifs marxistes allemands, philosophes et psychologues, exilés dès 1933 aux Etats-Unis.

Hypothèse : il existe un syndrome de personnalité, l’autoritarisme, qui prend son origine dans le cadre familial et affectif et qui s’exprime par une pensée rigide et discriminatoire.
On peut voir ici deux hypothèses :     Cet autoritarisme se transmet à l’enfant (prend son origine dans le cadre familial)
                Ce syndrome peut se constater (s’exprime par une pensée rigide et discriminatoire)

Objets : antisémitisme, ethnocentrisme et fascisme – la méthode va tourner autour de ces trois traits de caractère.

Méthode : échelles de personnalité, entretiens et tests projectifs anonymes

Calcul de corrélation : r, l’indice de corrélation, dit selon sa valeur que 2 séries de valeurs évoluent conjointement. r est toujours compris entre -1 et +1. Si r est environ égal à 0 alors on parle de corrélation nulle. Si r est inférieur à 0 alors on parle de corrélation négative (les 2 séries de valeurs évoluent dans 2 sens différents : une baisse tandis que l’autre monte). Si r est supérieur à 0 alors on parle de corrélation positive (les 2 séries de valeurs évoluent dans le même sens). Attention avoir une corrélation forte ne signifie pas forcément trouver un rapport de cause à effet : il faut bien choisir les deux phénomènes que l’on étudie.



 
Echelle A-S : évaluation de l’antisémitisme
« Les juifs semblent préférer les modes de vie les plus luxueux, les plus extravagants et les plus sensuels »
Le sujet devait répondre à plusieurs propositions comme ci-dessus, réparties en 5 catégories :
-    Déplaisant
-    Menaçant
-    Attitudes
-    Fermé
-    Importuns

Indice de corrélation entre les catégories de cette échelle : r = + 0,85

Echelle E : évaluation de l’ethnocentrisme
« Il y a quelque chose de naturellement primitif et de non civilisé chez le nègre, comme le montrent sa musique et son extrême agressivité »
Le sujet devait répondre à plusieurs propositions comme ci-dessus, réparties en 3 catégories :
-    Rapport blancs/noirs
-    Minorités
-    Patriotisme

Indice de corrélation entre les catégories de cette échelle : r = + 0,91

Echelle F : évaluation du fascisme
« Les homosexuels sont à peine supérieurs aux criminels et devraient être sévèrement punis »
Les propositions étaient réparties en 3 catégories :
-    Rapport à l’autorité
-    L’anti-introspection
-    La projectivité

Indice de corrélation entre les catégories de cette échelle : r = + 0,85

Résultats : le syndrome de l’autoritarisme
-    Les sujets ayant des scores élevés sur A-S obtiennent des scores corrélés sur les deux autres échelles (corrélation A-S, E et F : r = + 0,80. Il existe donc bien des connexions entre ces trois idéologies
-    Après l’organisation d’une série d’entretiens qui tournent autour des questionnaires précédents, les chercheurs ont constaté plusieurs traits de caractère communs chez les sujets ayant des opinions extrêmes :
o    Rigidité des modes de pensée
o    Insensibilité aux changements de comportement chez les autres (même si i.e. un juif n’a pas le caractère qui correspond au stéréotype du sujet il restera quand même sur sa position en disant que c’est une exception)
o    Insensibilité aux événements contraires à leurs opinions
o    Recours précipité aux normes dans des situations ambiguës
o    A priori positifs envers l’ordre et la police
o    Soumission à toute influence venant d’un statut plus élevé que le sien


La personnalité autoritaire

Echelle A-S r = + 0,85
Echelle E r = +0,91
Echelle F r = + 0,85

Fascisme : défini un rapport à l’autorité et à l’ordre très fort pour Adorno

Corrélation forte entre les échelles r=+0,80

D’où vient ce syndrome de l’autoritarisme ?
Deux façons de répondre à cette question :
-    Mode d’approche socio culturel (influencé par les théories marxistes : C’est la société qui amène les gens à se conduire comme cela – c’est parce que la société va mal que les gens se mettent en compétition et cela entraîne des conflits entre ethnies) Ce mode d’approche est encore utilisé aujourd’hui pour expliquer les conflits. Cette vision est très unilatérale (les individus vont bien psychologiquement – tout n’est la faute que de la société).
-    Pour d’autre la société n’explique pas tout : il existe quelque chose dans la psychologie des individus - des éléments qui les prédisposent à être comme cela. (approche psycho dynamique >> Adorno)

Ce mode d’investigation va essayer de faire le pont entre la théorie psychanalytique et les phénomènes sociaux – pont relativement facile à faire grâce au complexe d’oedipe : la fin de l’oedipe marque l’apparition d’une période de latence (6 ans > adolescence) où l’enfant va intégrer des représentation mentales et des capacités cognitives nouvelles.

Adorno plaide le fait que l’individu accumule une frustration économique qu’il va devoir transformer en agression vers l’objet « responsable » de la frustration, ou plutôt vu comme étant la cause de la frustration (ici juifs piquent le boulot selon l’individu > rendus responsables du chômage et de l’instabilité)

Quelles sont les cibles que je vais agresser ?
1.    Les plus facilement identifiable
2.    Celles qui sont d’un pouvoir inférieur au mien
>>> Les minorités ethniques en majorité car elles cumulent ces deux faits

Adorno explique ces faits par un phénomène de frustration – agression mais ne néglige pas le social pourtant : en effet la situation économique influe fortement (précarité >> votes tendent vers l’extrême - situation stable >> votes centristes)

Résultats     Sujets -     Sujets ++
Image des parents    Objective    Idéalisée (sublimation de l’autorité parental donc)
Opinions sur le sexe opposé     Neutre    Négative
Qualités du conjoint idéal     Camaraderie, sociabilité, sexe, intérêts communs (qualités contraires aux valeurs morales)    Travailleur, ambitieux, moral
Attitudes par rapport aux autres     Egalité et réciprocité     Comparaison sociale
Soi     Objectif    Narcissique
Explication de sa personnalité     Interne, liée au parcours     Accidentelle (externe) ou génétique
Facteurs sur la personnalité         Déni des dynamiques psychologiques (dans l’explication de la personnalité)

Misogynie : opposé = Misandrie  

SCHEME EXPLICATIF : REPRESENTATION – CATHARSIS – PROJECTION

Conditions familiales d’émergence de la personnalité autoritaire :
-    Impossibilité d’exprimer son opinion (l’enfant ne dit pas ce qu’il pense – cadre des années 50 : l’enfant ne parle pas)
-    L’autorité a toujours raison (le père incarne l’autorité et impose ses choix à l’enfant)
-    Les valeurs sont définies un fois pour toute (les normes qui régissent la famille ne se discutent pas – les parents transmettent donc un mode de raisonnement très rigide à leurs enfant (attention ce n’est pas forcément automatique))
-    Vision dichotomique du monde social (division de l’espace en deux et aucun espace intermédiaire - - - deux blocs résument la société (ex : blancs – autres) et il n’y a aucun niveau intermédiaire – ex : un homme féministe est perçu comme une femme – il n’y a pas d’intermédiaire)
-    Absence d’explication sur les phénomènes sociaux (on n’explique pas aux enfants les phénomènes qu’ils voient : ils ne peuvent pas mettre de cause sur un événement  et donc il n’y a pas de contrôle sur cet événement : porte ouverte à tous les fantasmes – à tous les délires persécutifs, etc.
-    Cadrage normatif et culturel fort



ROKEACH (61) : le dogmatisme

Critique méthodologique et idéologique de la personnalité autoritaire : il critique la pensée d’Adorno en disant qu’il est trop influencé par ses croyances >>> il va donc tenter d’élargir la notion de personnalité autoritaire

Echelle de dogmatisme : « The open and closed mind »

Analyse de contenus et des formes de pensée idéologique chez des sujets très conservateurs et libéraux

Résultats : contenus très différents mais structures sociales et mentales parfaitement identiques
Quelque soit le contenu véhiculé par les parent, si il est transmis de façon autoritaire l’enfant développe une pensée autoritaire (les parents transmettent un dogme)

IV. L’influence sociale dans les actes

Théorie de la dissonance cognitive, Festinger (57)

Lorsque qu’un de mes actes est contraire à une de mes opinions, j’entre dans un état de dissonance cognitive.
ACTE ≠ OPINION => DISSONANCE COGNITIVE

Cet état de dissonance entraîne un déséquilibre chez l’individu, qui va alors se mettre à rechercher de la consonance entre l’acte et l’opinion. Il peut trouver cette consonance de deux façons :
-    Changement d’opinion : le nouvel opinion devient « conforme » à l’acte
-    Rationalisation en acte : l’acte est considéré comme peu important – devient moins grave que ce qu’il est réellement

L’engagement social

Engagement social : « lien qui existe entre l’individu et ses actes comportementaux » (Kiesler, 1971)

La notion d’  « acte comportemental » indique bien que Kiesler parle d’ACTION et non pas de comportement au sens large du terme.
Cette théorie ne s’applique donc qu’au comportement – car en quelques sortes seuls nos comportements nous engagent.
En effet un acte implique plus la personne que l’opinion verbale. La verbalisation est la thérapie contre le passage à l’acte mais d’un autre côté l’acte est porteur de cohérence – cohérence dont nous avons besoin psychologiquement, ou tout du moins nous avons besoin de nourrir l’illusion d’une cohérence entre actes et opinions. Nous en avons besoin psychologiquement car tout ce qui est logique peut selon nous être contrôlé.

Plusieurs points caractéristiques de cette théorie :
-    Plus un individu est engagé dans ses actes plus la probabilité d’actes ultérieurs cohérents est élevée
-    Tout changement d’attitude est une remise en cause de soi et de ses choix antérieurs
-    L’intensité de l’engagement se mesure par la dépense (les efforts) perçue effectué par l’individu

Ex : Marketing
Ceux qui font l’effort de venir chercher un bon gratuit à un magasin qui se situe loin de chez eux aurons un potentiel d’achat 5x plus élevé que ceux qui viennent chercher ce même bon dans un magasin situé à proximité de chez eux. L’individu s’engage dans un acte coûteux qui le piège : pour être cohérent avec lui-même il va avoir beaucoup plus tendance à acheter.

Ex : Le fumeur
La difficulté à arrêter de fumer n’est pas uniquement liée à la physiologie. Bien qu’on ne tire aucun bénéfice social à fumer, la plupart des gens qui n’arrivent pas arrêter n’arrive aussi pas à se dire qu’ils ont eu tort de commencer – du moins pas dans leur for intérieur. L’aveu d’échec est très difficile à faire.
La cigarette est comme une engrenage et est, à ce sens, une forme d’engagement social.

Les effets indésirables de l’engagement

    La dépense gâchée, Arkes & Blumer (85)

L’expérience se passe dans un campus américain et dure pendant 2 semaines.
Lors de la première semaine, on propose un week-end au ski aux étudiants. La réputation de la firme est moyenne mais le prix du séjour est de 150 dollars. On précise lors de l’inscription que le séjour est non remboursable.
Lors de la deuxième semaine, on propose un autre week-end au ski aux étudiants. La réputation de la firme est meilleure que la première et le prix est de 100 dollars. Le séjour n’est pas remboursable.
Des étudiants se sont inscrits aux deux séjours : à ceux là on leur dit que les deux séjours se passent en même temps.

On a observé que 56% de ces étudiants choisissent le week-end proposé en premier – bien qu’il soit moins bien que le deuxième. Le fait d’avoir dépensé de l’argent a fait rentré les étudiants dans l’engagement social : il ne veulent pas en quelque sorte « gâcher » inutilement leur argent.

    La soumission forcée, Milgram (74)

Situation dans laquelle une personne est dans l’obligation d’obéir à une autorité légitime et respectée (Milgram, 74)
Cette soumission est fonction de plusieurs facteurs : déresponsabilisation, légitimité et cohésion de l’autorité, etc.
    La soumission librement consentie

Situation dans laquelle un individu est amené à adopter une conduite avec l’illusion qu’il est libre de ne pas l’adopter / de pouvoir faire un choix. Ex : pied dans la porte – crédit etc.

 
La psychologie sociale a pour objet l’étude des relations réelles ou imaginées de personne à personne qui prennent place dans un contexte précis et en tant qu’elles affectent les individus.
On considère la société comme un système d’échanges et d’interactions permanents qui façonnent notre comportement.
Le fonctionnement social est dynamique, et vu comme un jeu d’influences permanent. Ces différentes influences sont par exemple les rumeurs, le conformisme, …

I.    La rumeur

Forme de communication spécifique. Le terme communication implique l’autre et plus précisément l’action sur/de l’autre. La communication est un système, en tant que tel, il faut le gérer.
Tous les aspects de la communication mis en œuvre (contraintes, etc.) sont *socialement déterminés *socialement déterminants *cognitivement pertinents (l’influence va avoir de l’effet sur nos connaissances du monde).

Moscovici (61) à déterminé 3 systèmes de communication :
-    Diffusion : but => uniformisation, l’information est passée à tout le monde (pas de parti, pas de position).
-    Propagation : vise un groupe bien spécifique, met en situation un élément nouveau à travers la mentalité du groupe d’appartenance pour minimiser les conflits (diffusion contrôlée en quelques sortes).
-    Propagande : entretient un conflit entre deux groupes, extremisation des positions, incite à l’action.

Allport & Postman (42) : rumeur de Pearl Harbor
La rumeur est une affirmation que l’on présente comme vraie sans qu’il y ait de données concrètes permettant de la vérifier. Cette affirmation est toujours éronnée et prend trois formes :
-    Totalement fausse (invention totale)
-    Faits réels déformés
-    Réminiscence de faits passés ou s’étant déroulé ailleurs

A&P se sont intéressés au 2nd type de rumeur et ont défini plusieurs choses :
Le contenu des rumeurs : les informations sont sensationnelles mais négatives. Elles sont aussi peu connues (on a donc un certain prestige à la colporter). 91% des rumeurs se basent sur la peur, la haine, etc. et sont ambiguës (car peu vérifiables).
Le contexte : le contexte doit être angoissant car peu contrôlable. Plus le contexte est fort émotionnellement plus la rumeur circulera car elle a une fonction désangoissante. Le contexte est dans ce sens une donnée primordiale.
La cible des rumeurs : 1 personne (le plus souvent une célébrité), 1 groupe de personne (parti, minorité, FN, … - ici c’est souvent le stéréotype qui intervient le plus) ou encore 1 événement (réunion, ...).
    Le principe : bouche à oreille, voie écrite (tracs, …). Les informations doivent être ignorées et partielles.
    La fonction de la rumeur : rétablir un contrôle sur des événements inexplicables anxiogènes, soulager les tensions émotionnelles, valorisation de soi, renforcement de la cohésion intragroupe, rationalisation des conflits (justifie les croyances).
    Contrôle de la rumeur : une rumeur qui prend une ampleur trop importante est souvent suivie d’un démenti. Cependant celui-ci est peu fonctionnel car il circule moins que la rumeur (moins sensationnel), on colporte moins le démenti d’une rumeur que l’on a transmis (dévalorisation de soi), sans compter le fait qu’un démenti peut être suivi d’un effet boomerang (il attise en quelques sortes la rumeur)
    Les facteurs de propagation de la rumeur : le nombre de personnes concernée doit être le plus grand possible, la source doit être la plus crédible possible, l’information doit être sensationnelle et difficile à démentir.

Etude en laboratoire d’A&P
    Méthode : L’expérimentateur choisi une image riche en détail sur un thème précis et donne une description de cette image à la première personne d’un groupe de 10. Cette personne va être chargée de redonner la même description à une deuxième, la deuxième à la troisième, etc.
    Problèmes : La situation en laboratoire diffère beaucoup de la réalité et ce sur plusieurs points. Il s’avère que la précision est plus accentuée du fait de la présence de l’expérimentateur, la situation empêche la question réponse, le laps de temps entre l’acquisition de la rumeur et sa restitution est plus faible que dans la réalité, etc.
    Résultats : A&P ont montré qu’au bout de 4-5 restitutions le nombre de détails chutait de 70 à 80%. Ils ont aussi mis en évidence 3 processus interdépendant qui interviennent dans la transformation de la rumeur.

Le processus de consolidation de la rumeur
    Réduction : Les détails baissent, la rumeur se raccourcit, plus de la moitié des détails sont perdus. Ce processus facilite la mémorisation de la rumeur. Conséquence de l’accentuation.
    Accentuation : Fait de se concentrer sur un nombre spécifique de détails. Cette accentuation est portée sur les mots courants, sur le nombre (on accentue le nombre de personnes, morts, etc. [accentuation numérique]), sur le temps (un récit passé est ramené au présent  [accentuation temporelle]), sur le mouvement (les objets statiques peuvent se mettre à bouger [accentuation du mouvement]). Cause de la réduction.
    Assimilation : Ce processus explique le pourquoi de la réduction et de l’assimilation. Il met le message en adéquation avec nos croyances. « L’assimilation résulte de la force d’attraction exercée sur la rumeur par les habitudes, intérêts, sentiments de ceux à qui elle s’adresse » (A&P). Il y a deux grands types d’assimilation : cognitive (le message est adapté pour le rendre cohérent et pour que l’individu se pose le moins possible de questions – on parle d’assimilation au thème principal lorsque le discours est transformé pour coller à l’idée du récit (ce qui ne correspond pas est réduit) – d’assimilation par condensation lorsque les détails sont fusionnés ensembles – d’assimilation par anticipation lorsque l’on transforme le discours pour qu’il colle à ses idées) ou affective (correspond à nos idées propres – on qualifie d’assimilation à un intérêt le fait d’amplifier un détail peu important selon son intérêt personnel pour celui-ci)



Categories d’interaction, Bales (50)

Bales a observé des centaines de groupes et à aboutit à la conclusion qu’il existait 12 types d’interactions entre individus
Ces 12 types d’interactions peuvent se résumer en 4 grands types – ces 4 grands types pouvant eux même être classés en deux catégories : interaction socio affective ou socio opératoire.

-    Taches socio affectives

Communicaton à portée psychologique positive
Communication à portée psychologique négative

-    Taches socio opératoires

Apport et production d’idée
Demande d’informations pour résoudre la tâche


Bales appartient au courant interactionniste. Il s’interessait à l’interaction entre leader et membres du groupe. Le type d’interaction va définir le type de leader – le profil de chacun détermine le rapport au groupe.
    Type d’interaction pragmatique (centrée sur la tâche)
    Type d’interaction affectif (centrée sur l’explication, etc.)

De même le leader selon l’endroit où il met le doigt est qualifié de pragmatique ou d’affectif.


Leadership, Levy Leboyer

Le leadership est le processus d’influence sociale par lequel un individu amène un groupe à atteindre des objectifs. Le leader ship n’implique pas seulement le fait de faire faire quelquechose à d’autres individus mais également la capacité à changer l’attitude des membres du groupe, à les mobiliser et à entraîner leur adhésion à un but commun.
De ce fait le leader doit savoir susciter les motivations et entraîner ceux qui le suivent bien plus que de les diriger de manière autoritaire.

Milgram (62) SOUMISSION A L’AUTORITE

Diffusion d’une cassette vidéo

Dans son expérience Milgram a mis en évidence que 65% des individus étaient prêts à torturer physiquement un autre individu si quelqu’un qui représentait l’autorité le leur demandait.
Ce résultat a suscité de vives polémiques de par le monde et l’expérience a été reproduite un bon nombre de fois dans tous les pays, avec toujours ce même constat alarmant : le ¾ de la population était prêt à torturer son prochain.
L’expérience, dans le contexte d’après guerre, à été reproduite en Allemagne où la population était sûre de ne pas pouvoir reproduire ses erreurs du passé. Résultat : 85% des individus se soumettaient à l’autorité.
Une autre expérience à été faite plus tard et a montré que 90% des individus étaient prêts à torturer psychiquement sous l’injonction d’une autorité quelconque.


L’expérience

Hypothèse de départ : dans certains contextes un homme peut être amené à obéir à des ordres contraires à ses valeurs morales.

Le sujet est donc en conflit moral. Il est dans tous les cas en échec (dilemme de l’autorité) : c’est ou le respect de son engagement ou le respect de ses valeurs morales.
La soumission à l’autorité est mesurée par le moment où le sujet arrête d’obéir aux injonctions de l’expérimentateur.

Fausses décharges administrée par l’intermédiaire d’un dispositif. Les décharges sont attribuées selon le nombre de réponses fausses données par un compère. La puissance des décharges augmente graduellement de 15V en 15V.

Le compére conteste tout au long de l’expérience – il commence à crier à 145V – arrête toute contestation à partir de 345V (aucun cri, rien)

Expérimentateur
Autorité    Sujet
Agent    Compère
Victime

Milgram a crée une quarantaine de variantes de son expérience pour trouver pourquoi on se soumettait de cette façon. Il apparaît que quatre facteurs influencent fortement le sujet dans ses choix


Les 4 principaux facteurs de la soumission à l’autorité

-    Unicité de l’acte

Plus un sujet peut mesurer les conséquences de ses actes, plus on va qualifier cet acte d’unique. C’est l’intensité du lien entre acte et conséquences.
Milgram a fait varier la proximité entre le sujet et le compère pour prouver ce phénomène.
    contact auditif
    contact auditif et visuel
    contact auditif, visuel et physique (place lui-même les électrodes)
    contact nul

Plus il y a de proximité plus le taux d’obéissance baisse (jusqu'à 30% pour la condition auditif, visuel et physique)

-    Legitimité de l’autorité

Plus l’autorité semble sérieuse, plus on dit qu’elle est légitime.
Milgram a fait varier
    aspect de l’expérimentateur (sérieux/décontracté)
    parler de l’expérimentateur (compliqué/simpliste)
    salle d’expérimentation (équipée/banale )
    présence de l’expérimentateur lors de l’expérience (présent/absent)

Moins l’autorité est légitime, plus le taux d’obéissance baisse (jusqu’à 20%)

-    Cohésion de l’autorité

Une autorité est cohésive lorsque tous les membres qui la composent vont dans le même sens. Ce facteur est étroitement lié au facteur précédent (une autorité légitime est forcément cohésive)
Milgram a fait intervenir 2 expérimentateur pour prouver ce fait
    les deux expérimentateurs sont d’accord de continuer l’expérience
    les deux expérimentateurs ont des avis divergents pour la suite de l’éxpérience

Le taux d’obeissance baisse dramatiquement si l’autorité n’est pas cohésive (0%)


-    Deresponsabilisation du sujet

Un sujet se sent déresponsabilisé si on lui dit que l’expériementateur prend l’entière responsabilité de ce qui peut intervenir dans l’expérience.
    l’expérimenteur prend la responsabilité de l’expérience
    le sujet est responsable de ce qui se passe dans l’expérience  

Plus l’expérimentateur est responsable de l’expérience, plus le taux d’obeissance est élevé (90%)




 
Commentaires (0)Add Comment

Ecrivez un commentaire
quote
bold
italicize
underline
strike
url
image
quote
quote
smile
wink
laugh
grin
angry
sad
shocked
cool
tongue
kiss
cry
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

security code
Entrez les caractères affichés


busy
 
< Précédent   Suivant >

Vidéos aléatoires

Factorisation 3ème
Moyenne:
Clics:183
videos pour les maths en troisième
Moyenne:
Clics:89
FONCTION AFFINE ET GEOMETRIE
Moyenne:
Clics:277
EQUATIONS TRIGONOMETRIQUES
Moyenne:
Clics:291

Liens

Liens Sponsorisés

Liens

Qui est en ligne

Il y a actuellement 2 invités en ligne

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous