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Emotion, le rêve et le fantasme |
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Introduction
Lire « le roman familial des névrosés » (in névrose, psychose et perversions) Le propos est ici de mettre en relation l’émotion, le rêve et le fantasme. Les émotions sont définies en psychanalyse comme affects. Le corps apparaît avec le pulsionnel, avec l’émotion, le rêve et le fantasme. Malgré le fait que ces trois termes n’ont rien à faire avec le corps, le pulsionnel étant une charge énergétique qui fait tendre l’organisme vers un but, une pulsion a à sa source une excitation corporelle. Si il y a excitation corporelle, cette excitation va pousser à l’action. L’action va par la suite calmer l’excitation.
Comment peut on d’abord considérer la psychanalyse : - Méthode d’investigation sur le sens de la parole, des actions mais également sur le sens des productions imaginaires (rêves, fantasmes, délires) - Méthode psychothérapeutique basée sur l’interprétation des résistances, sur l’interprétation du transfert et enfin sur l’interprétation du désir des névrosés. - Ensemble de théories psychologiques et métapsychologiques, c'est-à-dire incluant le fait qu’il y a des phénomènes conscients et des phénomènes inconscients et qu’il y a des relations entre eux.
Très tôt Freud étudie tous ces phénomènes (affect, rêve et fantasme) et écrit à Fliess ses premières hypothèses. Dans une lettre qu’il écrit en 1898 il commence à distinguer d’où viennent les rêves (ils résultent de choses vues à la période préhistorique (avant le langage)), les fantasmes (de choses entendues pendant cette période) et les psychonévroses (de choses vécues pendant cette période) Toute pulsion s’exprime dans deux registres : celui de l’affect et celui de la représentation. L’affect est la traduction subjective de la quantité d’énergie pulsionnelle et de ses variations. La pulsion est une poussée qui excite et qui a pour base le corps. Elle tend à un but, celui de supprimer l’état de tension (Le prototype de la pulsion est la faim).
EXCITATION DU CORPS > ETAT DE TENSION > PULSION (BUT : SUPPRIMER L’ETAT DE TENSION)
Une représentation peut être refoulée et donc devenir inconsciente mais l’affect ne peut être que réprimé (il peut revenir à tout moment mais ne peut être refoulé a aucun moment). Il peut être volontairement oublié, réprimé ou inhibé mais il est retenu à son minimum dans le préconscient.
Fantasme : Le fantasme vient de choses entendues lors de la préhistoire infantile. Ils se produisent par une combinaison de choses entendues et vécues …. Il viennent donc de l’inconscient (transformation de chose vécues et entendues et qui prennent un aspect de souvenir pour éviter justement l’avènement d’un symptôme (la personne se raconterait une histoire)) Ce processus de fantasme rend impossible la découverte des connexions originelles On peut se dire que le but du fantasme c’est de faire revenir à la conscience un souvenir acceptable sous la forme d’une scène construite de fragments (piochés dans les souvenirs réels etc.) Dans l’interprétation des rêves – Freud inclus dans les fantasmes les rêves éveillés. Le fantasme est un scénario imaginaire où le sujet est présent et qui figure de façon plus ou moins déformée (par les processus de défenses) les pulsions
Le rêve est très important car c’est par son étude que Freud a donnée l’hypothèse qu’il existait une partie consciente et inconsciente dans le psychisme et que le rêve est « la voie royale qui mène à la connaissance de l’inconscient dans la vie psychique » Que le rêve soit interprété n’est pas neuf (devin, etc.) Freud par rapport au rêve a fait un pas de plus car il en a fait le gardien du sommeil : si on ne rêvait pas on se réveillerait Rêver nous protège du réveil. Rêver est une hallucination du désir mais d’un désir travesti. Le rêve peut se décrypter selon Freud et ce décryptage nous permet d’accéder à l’inconscient de l’individu.
Dans la cure on considère que le rêveur est l’auteur du rêve. Il y a dans le rêve un contenu latent et manifeste. C’est un lieu de déformation pour que le rêveur continue de rêver et de dormir. Un rêve au contenu pénible peut tout a fait représenter un désir Le matériau préféré du rêve est l’image infantile qui sont les plus simples d’expression et en même temps cela représente souvent un désir manifeste de régresser à ce moment idyllique de la vie.
Le sommeil est un état dans lequel le dormeur ne veut rien savoir du monde extérieur. Au fur et a mesure de son étude Freud dit que tous les rêves sont des rêves de commodité : ils sont créés afin que le dormeur continue à dormir. Le but de la pensée du rêve est d’obtenir une expression d’un désir inconscient qui échappe à la censure (le contenu du rêve nous est donné sous forme de hiéroglyphes dont les signes doivent être traduits dans la langue de la pensée du rêve). Dans la nuit une chaîne de pensée réussi à se relier à des désirs inconscients et en se faisant trois choses se produisent : dans le rêve, trois sortes de travaux qui sont à l’œuvre. - Les pensées subissent une transformation, un déguisement alors même quelles s’associent aux forces intérieures - Elles réussissent à accéder à la conscience à un moment où elles n’auraient pas dues être accessibles - Une partie de l’inconscient surgit dans la conscience.
Restes diurnes : ce qui durant la journée n’a pas été terminé à cause d’un obstacle (interdiction, etc.) /ce qui n’a pas été résolu à cause de notre fatigue psychique / ce qui pendant le jour est réprimé / les impressions du jour non liquidées parce qu’indifférentes. En d’autres termes les restes diurnes sont ce que le travail du préconscient a suscité pendant le jour.
A chaque instance son mode de fonctionnement. Les règles de la pensée consciente ne jouent pas dans l’inconscient donc le rêve a des règles particulières : - Condensation : une même pensée peut représenter plusieurs choses - Déplacement : quelque chose d’indifférent est mis au centre du rêve pour déplacer l’attention - Illogisme de l’inconscient : des éléments totalement opposés se côtoient sans problèmes - Ressemblance : logique du rêve - L’identification ou la formation composite de personnes et de choses : une même personne peut représenter plusieurs personnes ou inversement plusieurs personnes différentes représentent une même caractéristique - Le rêve n’a pas de nom : il n’y a pas d’opposition de nom, ce qui rend possible le renversement à son contraire (un rêve peut être le parfait inverse d’un désir que l’on a)
Fantasmes
Le fantasme est comme on l’a vu conséquence de choses entendues lors de la préhistoire infantile. C’est l’image d’un désir et l’une des formes des événements psychiques (lorsque l’on dort l’événement psychique dominant est le rêve. Lorsque nous sommes éveillé les événements psychiques pouvant subvenir sont la pensée et le fantasme). Pour Freud l’avènement du fantasme ne peut venir qu’avec l’introduction du principe de réalité. Cela commence avec les jeux de l’enfant : on peut voir une mise en scène de désir et souvent l’enfant fantasme tout haut lorsqu’il joue – cela peut être aussi les rêves diurnes. Ces fantasmes peuvent être totalement séparés des objets réels. Freud représente les fantasmes comme les stades préliminaires les plus proches des tableaux hystériques. Ce sont des espèces d’idées fondées sur le principe de désir qui ne sont pas transformées (car consciente). De fait ils apparaissent comme une histoire bien construite, acceptable et qui peut être rapportée facilement. Une différence entre rêve et fantasme est que l’une des obligations du rêve est de construire une façade à son désir acceptable pour le conscient. Le fantasme non.
Les fantasmes sont basés sur des souvenirs agréables. En 1909 Freud écrit « Le roman familial des névrosés » et montre que le fantasme est capital car il permet de se détacher de ses parents. Au début les parents sont l’autorité, le modèle à suivre par l’enfant. Progressivement il va faire connaissance avec d’autres parents et il va les comparer aux siens. Compte tenu du fait que ses parents l’inhibent un peu (interdiction) pour une bonne éducation, l’enfant va se mettre à critiquer ses parents. Ces interdictions et parfois même la naissance d’un autre enfant va faire que l’enfant va se rend compte (ou du moins à avoir l’impression) qu’il aime dans le vide : il va se dire « je ne suis pas l’enfant de mes parents ». A partir du moment où il commence a se sentir mal-aimé, tout une activité fantasmatique va se mettre en activité dans sa psyché et il va imaginer d’autres parents (par ex. dans les jeux de poupée, etc. – à l’époque pubertaire les choses se radicalisent) Ce qu’on peut voir dans ce fantasme : le statut des parents est plus élevé que la vraie situation. Il y a un stade asexuel où pour lui le père et la mère sont différents, puis un stade sexuel où l’enfant accède à la différence des sexes entre le père et la mère. Le roman familial va alors suivre une restriction : on place haut le père et on fait de la mère une infidèle (bien qu’ont place une grande confiance en elle) Le fantasme asexuel pour l’enfant a pour but de ne plus le faire se sentir seul. Le fantasme sexualisé c’est d’être le fruit d’une liaison avec une mère infidèle. De tels fantasmes ont des tas de ramifications qui ont des bénéfices pour l’enfant (acquisition de l’inceste interdite, etc.).
Le fantasme où le père est supérieur : ce fantasme s’appuie sur la nostalgie des temps anciens où le père apparaissait à l’enfant comme le plus fort, le plus beau, le plus irréprochable, le meilleur. Dans tous les fantasmes il y a surestimation des années de l’enfance. Ce mécanisme de surestimation des années conscientes de l’enfance est à la base de la création de fantasmes. La base du rêve est par contre l’infantile.
Les rêves diurnes
Les rêves diurnes sont issus de privation et de nostalgie, comme les fantasmes et les rêves. Lorsque l’on parlait des fantasmes qui s’appuyaient sur les années de l’enfance on parle aussi de ceux qui s’appuie sur la vie sexuelle de l’enfance (toutes les phases préliminaires (oral, anal …) sont activées à un certain moment par les adultes (lors de l’apprentissage de la propreté par exemple) et par l’autoérotisme). Cette activité sexuelle fusionne avec les représentations de désir liées aux objets. En période d’insatisfaction, les fantasmes inconscients sont ravivés. Ils peuvent selon Freud précéder les symptômes hystériques. Les fantasmes sont les mêmes représentations pour l’être humain normal et le pervers. La seule différence est le passage à l’acte (les pervers assouvissent réellement leurs fantasmes). N’est pas pervers celui qui imagine agresser quelqu’un mais quand il passe à l’acte il est considéré comme tel : le fantasme protège donc de la perversion. Les fantasmes originaires
Freud énumère un certain nombre de fantasmes présent chez a peu près tout le monde - La scène originaire (observation du commerce sexuel des parents – qui répond à la question d’où je viens) - La séduction (fantasme d’avoir été séduit par un adulte – différence des sexes/surgissement de la sexualité) - La castration (peur de perdre son sexe chez le garçon – origine de la différence des sexes)
Ces fantasmes peuvent être retrouvés chez des névrosés et chez des personnes saines et tout à fait banales. Les fantasmes inconscients sont généralement les précurseurs des symptômes hystériques puisque dans les fantasmes il y a tous les éléments de l’hystérie. Le fantasme inconscient provoque le rêve. Il est le point de passage entre conscient et inconscient, c’est un autre compromis que le symptôme. Les fantasmes originaires se rapportent tous aux origines. Ils prétendent apporter une solution aux questions de l’enfant et sont communs à tous les êtres humains car nous sommes tous sexués. Tout enfant cherche à répondre aux énigmes de son existence : ce sont les théories sexuelles infantiles, qui peuvent varier selon les enfants mais qui ont à peu près toutes la même forme.
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