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Introduction
Il s’agit de restituer dans ce cours les différentes manifestations de l’angoisse ainsi que de savoir comment l’hystérie et la névrose obsessionnelle sont des formes de transformation de l’angoisse.
Seul le caractère quantitatif permet de déceler un trouble pathologique. Par exemple le fait d’ouvrir et de fermer le robinet de gaz plusieurs fois ne permet pas de dire que la personne a un trouble pathologique. Même l’hallucination peut être considérée comme un acte normal, dans le sens où le rêve est lui-même une hallucination.
L’angoisse peut être décrite comme un dénominateur commun de l’ensemble des situations psychiques. Si l’on reprend l’exemple du robinet de gaz le fait de le refermer dissipe le doute qu’il y a en nous. Pour un comportement pathologique le doute revient à chaque fois : c’est donc le symptôme réel de l’obsession. Si on empêche le doute de se dissiper le personnage va faire une crise d’angoisse.
Différence entre peur, anxiété et angoisse
Peur : la peur est toujours fixée sur quelque chose. C’est un sentiment orienté vers un sentiment particulier qui pourrait être perçu comme venant de l’extérieur. Anxiété : vécu psychique qui n’est pas orienté vers un objet extérieur particulier. C’est un état de mal être parent de la peur mais qui ne désigne pas forcément l’objet de la peur. Angoisse : attente d’un danger indéfini mais dont on est sûr qu’il va se produire. Comme la peur elle est associée à des marques physiologiques (gorge nouée, crispations abdominales, tremblements).
« Je suis angoissé » révèle que l’angoisse et son objet sont situés à l’intérieur (scénario). L’anxiété est située à la fois au niveau intérieur et extérieur (par exemple lors d’un examen médical on a à la fois peur du rapport (cause extérieure) et un scénario catastrophe nous angoisse.
La crise d’angoisse
Excitation motrice extrême de l’angoisse. Un objet phobique peut provoquer une crise. Si l’on s’intéresse à l’angoisse dans la vie normale, la montée d’un sujet gênant dans une conversation est problématique (on sait pourquoi c’est gênant) et on essaye d’esquiver cela et de le faire comprendre inconsciemment à son interlocuteur. Dans le flux de la conscience chacun est amené à entrer en contact avec des zones de représentations que le moi considère comme angoissantes. Les psychiatre du début du 20ème ont défini la notion de schize : le psychisme humain est divisé
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ANGOISSE
Un symptôme isolé ne fait donc pas la pathologie. Ce qui fait la pathologie c'est le rassemblement de symptômes isolés à la base.
Qu'est ce qu'il fait qu'ils se généralisent ? L'angoisse accompagnée par le refoulement est la cause de l'apparition et de la généralisation des symptômes. (Généralisation : par exemple la phobie des chats va s'accentuer et devenir phobie des quadrupèdes puis phobie de l'animal etc.).
La défense la plus souvent bousculée par l’angoisse est le refoulement. Ce que Freud appelle le refoulement c’est, quand soumis à une excitation psychique trop grande le Moi crée et maintient une séparation entre une représentation et son contenu affectif. Nos représentations sont liées à des émotions. Le refoulement a pour but la déliaison entre ces deux pôles. A la suite du refoulement, soit la représentation n’apparaît plus dans la conscience, soit elle apparaît mais vide d’émotions, dans une sensation désaffectée.
Cette déliaison est très précaire : toutes nos représentations sont liées en réseau, et il suffit qu’une représentation se rapproche de la représentation refoulée pour qu’il y ait de nouveau l’apparition d’une liaison représentation – affect. C’est le retour du refoulé : par l’évocation de représentations proches et par voie associative une représentation refoulée revient. Le mécanisme de refoulement ne suffisant plus le psychisme fait appel à d’autres mécanismes de défenses et vont se constituer de nouveaux symptômes comme la phobie. Ces représentations peuvent aussi apparaître déplacées, condensées, etc.
Il y a donc trois temps dans le refoulement : . Un premier temps où l’on refoule le désir (primaire) . Un second temps où la séparation représentation – affect est maintenue (secondaire) . Le retour du refoulé
Pour illustrer nous allons prendre un exemple de cure analytique : La patiente est une femme de 30 ans nommée Clara. Célibataire, elle vit seule et sans enfants. Elle a une bonne situation professionnelle mais se plaint de ses relations avec les hommes. Elle annonce un sentiment d’échec dans sa vie personnelle. Dès la 1ère séance elle raconte une série de malheur qu’elle a connu et qui « ont mis un terme à ce qu’elle était » et l’on fait « changer ».
. Elle s’est faite agresser sexuellement 2 fois en quelque mois lors de sa 8ème année, quand elle allait chercher du pain. Le pédophile lui « a fait faire des choses qu’elle ne voulait pas ». . Vers 11 – 12 ans ses parents divorcent. La période qui suit est assez confuse pour la jeune fille : ses parents retrouvent chacun un conjoint, elle subit la garde alternée, et le père à une relation avec une femme folle qui n’aimait pas les 2 enfants (surtout le frère de Clara). . Vers 14 ans son père meurt d’une crise cardiaque le même jour où l’amant de sa mère s’installe à l’ancien domicile des divorcés.
Aujourd’hui elle éprouve des difficultés avec les hommes, même si elle a vécu avec 2 hommes pendant une longue période sans jamais aucune sexualité. Après une thérapie elle commence une relation sérieuse avec un homme, se marie, mais divorcera face à la requête du mari d’avoir un enfant. Suite à cela elle abandonne la vie conjugale et ne vivra plus que de rencontres courtes et volages.
Comment parle t elle de ses agressions sexuelles ? Elle en parle comme d’une attaque, mais sans affect particulier, d’une façon totalement détaché. Le matériel refoulé est donc ici le viol. Il revient à l’esprit comme un souvenir reconstitué. Elle décrit ce souvenir de l’extérieur, objectivement, évoque des données informatives mais ne se trouve pas à la place de l’enfant qu’elle était. Où est passé le souvenir d’origine ? Ce qui a été vécu ? Ce qui reste, c’est ce qu’elle sait de l’attaque, tout le reste a été refoulé. En témoigne le détachement dont elle fait preuve. Nous allons trouver cependant le refoulé qui revient transformé, par bribes. La jeune femme avec ses diplômes pourrait être universitaire mais a choisi d’officier comme prof de lycée. Jusqu'à la cure les rapports avec sa classe étaient plutôt négatifs. Elle annonce qu’il faut qu’elle montre de l’autorité à ses élèves car elle les force à faire des choses qui ne leur plaisent pas. De plus elle les faisait beaucoup travailler. Haïe par ses élèves et sans personne pour la réconforter elle sombre donc dans la déprime jusqu'à la thérapie. Aujourd’hui elle se sent inversée par la thérapie. Elle donne un discours amoureux de ses élèves, elle se démène comme une passionnée et le contact est redevenu positif avec ses élèves. Sa raison est que « c’est normal qu’elle le fasse puisque je leur fait faire des choses qu’ils n’aiment pas.
Ici la représentation X force Y à faire Z qu’il ne veut pas à été refoulée. Elle apparaît cependant chaque fois qu’il y a dans un échange avec d’autre l’irruption de sentiments très forts, aussi bien la colère que la passion. Cette structure à 3 termes, la patiente peut en occuper chacun des pôles. Elle dit d’ailleurs que son père à forcé sa mère à la garder.
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