Les transactions Suggérer par mail
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4.1 Exemples
À la question “Quelle heure est-il ?” il se peut que la personne reçoive une des trois réponses suivantes :
a)
“Il est 16. 10 h.”
b)
“Êtes-vous trop fatigué pour regarder vous-même sur l’horloge ?”
c)
“Pour quelqu’un d’aussi riche qui ne veut même pas se payer une montre il est maintenant 16. 10 h.”
Ce sont donc trois transactions différentes.
4.2 Définition
Une transaction est un échange verbal ou non verbal entre deux personnes. Elle com-
prend un stimuli (p. ex. une question) et une réaction (p. ex. une réponse) entre des
états du moi bien défini.
Les transactions peuvent être simples, par exemple entre deux états du moi, ou complexes lorsque trois ou plus états du moi
interviennent.
Un entretien est donc composé d’une série de transactions liées. Lorsqu’une personne met une transaction en jeu ou lorsqu’elle
réagit à une transaction plusieurs possibilités s’offrent à elle. L’état du moi de l’émetteur et l’état du moi visé chez le récepteur
sont primordiaux dans la relation. Idéalement, les états du moi choisi sont conscients, voulus et compris.
                                                                                                               
4.3 Formes de transactions
Les transactions peuvent être résumées en trois catégories simples :
• a les transactions parallèles
• b les transactions croisées
• c les transactions cachées
a) Les transaction parallèles
Une transaction se produit paralèlement lorsque le récepteur répond à partir du même état du moi en s’adressant donc à l’état
du moi que l’émetteur a utilisé en premier.
A B
Les transactions parallèles peuvent avoir lieu avec chaque état du moi. Voyons quelques
exemples :
A :
“Les gens ont des exigences beaucoup trop élevées !”
B :
“Ça c’est bien vrai.”
                                                                                                                                                 
A B
A : “C’est chouette de travailler avec vous.”
B : “C’est sympa, moi aussi.”
A B
A : “Quelle heure est-il ?”
B : “Il est 16.10 h.”
                                                                      
Les transactions en paralèle ont toutes en commun le fait qu’elles correspondent aux attentes réciproques aussi bien positives
que négatives. La communication pourrait en théorie continuer à l’infini mais en réalité elle devient à longue ennuyeuse.
b) Les transactions croisées
Les transactions croisées se produisent typiquement lorsqu’une réponse inattendue est donnée à un stimuli. L’état activé n’est
pas celui à partir duquel le message est parti et graphiquement les flèches se croisent.
Voici d’autres exemples
A B
A : “Quelle heure est-il ?”
B : “Êtes-vous trop fatigué pour regarder l’heure vous-même?”
                                                                                                     
A B
A : “Il serait temps que vous respectiez les délais ?”
B : “Alors vous... vous êtes mal placé pour parle de respect de délais !”
Les deux partenaires sont dans leur état du moi “
parent critique
” et s’attaque réciproque-
ment. Les deux visent l’état du moi “enfant adapté” de l’autre. Cette transaction peut être
qualifiée de “tumultueuse. Elle constitue la base d’un conflit imminent.
A B
A : “Non mais vous ne pourriez pas enfin respecter le délai ?”
B : “De quel délai parlez-vous ?”
Le récepteur réagit à la critique de l’émetteur de manière inattendue pour ce dernier en
se plaçant au niveau factuel ; il pose une question depuis son “
adulte
” et s’adresse à l’

adulte

de l’autre.
Les transactions croisées ont souvent un effet de surprise, parfois trop. La communica-
tion attendu est interrompue. Cela risque de chauffer.
                                                                
Lorsqu’un reproche est formulé (parent critique à enfant adapté) à la suite d’une question de fait (adulte à adulte), cela produit
presque toujours conflit. Lorsqu’en réponse à une critique (parent critique à enfant adapté) la réponse se situe au niveau de
l’adulte à adulte, il est probable que cela soit le début d’une discussion basée sur des faits “objectifs”
c) Les transactions cachées
Ce sont les  transactions  les  plus difficiles à repérer  car  particulièrement  vicieuses.  Ce qui est  dit  a volontairement un sens
double. L’apparence voudrait que l’on s’adresse à l’adulte de l’autre mais en même temps il y a un message caché qui vise
agressivement l’enfant ou le parent.
Quelques exemples :
A :  “Quelle heure est-il s’il vous plaît ?”
A B
B : “Chez ceux qui sont assez riches pour se payer une montre il est,
exactement 16.10 h.”
la transaction cachée (à dessiner en pointillé) :
B :
“Êtes-vous donc si pauvre que vous n’avez même pas les moyens
de vous payer votre propre montre ?”
La réponse donnée est donc une réponse qui contient une critique cachée.
Ce type de transaction est également qualifiée de …
transaction angulaire
.
A : Transaction apparente :
A B
“Faut-il respecter à la lettre les nouvelles directives d’organisation ?”
Transaction cachée (pointillée) :
“On va leur montrer à ceux-là que ça ne peut pas fonctionner !”
B : Transaction apparente :
“Oui .”
Transaction cachée (pointillée) :
“Je me réjouis de voir la tête qu’ils vont pousser !”
Cette transaction factuelle basée en apparence au niveau de l’adulte est construite sur un double fond. Les deux partenaires
parlent en vérité à partir de leur “enfant rebelle” car ils trouvent que l’organisation est absurde.
Les transactions cachées sont souvent une soupape de sécurité par rapport à des sentiments refoulés ou des sujets que l’on
aborde pas volontiers (tabous) ou des menaces à demi comprises.
Les dialogues où les messages cachés sont de plus en plus répandus provoquent souvent des malentendus car il n’est jamais
certain que le destinataire a compris le message apparent et caché.
Le  message  caché peut  même se révéler “risqué” pour  celui  qui émet le message car  il est toujours possible que le “desti-
nataire” demande “Que voulez-vous dire exactement ?”. Il devient alors difficile pour l’émetteur de fuir et de ne pas répondre
clairement au risque de montrer sa stratégie cachée.
                                                                                                                                                                                                                                
4.4 Les transactions bloquantes et les transactions débloquantes
Il est généralement fondamental de savoir comment mener un entretien, donc quel type de transaction avoir afin d’avoir une
discussion difficile sans tensions inutiles. L’analyse transactionnelle est ici un des meilleurs outils dans le monde professionnel
mais également privé.
Les transactions parallèles
Dans le but  de  mener des discussions au niveau des faits ou des  informations, la transaction parallèle entre “adulte” est la
plus efficace. La transaction parallèle entre “parent” et “enfant” peut par contre produire des relations chaleureuses dans une
atmosphère amicale si le thème est placé sous l’angle protecteur.
Les transactions croisées
Toutes les transactions croisées qui viennent de l’adulte ou qui vont vers l’adulte sont généralement à poursuivre. Toutefois,
pour éviter dans certains cas l’effet de surprise, il est souvent bon de transiter brièvement par une transaction parallèle :
Il n’est par exemple pour toujours bon de répondre à une “attaque” (=P-E) par une réponse au niveau de l’adulte car cela a
souvent pour effet de mettre de l’huile sur le feu.
Lorsqu’un conseil vous est donné et que vous n’en avez que faire, il est sans doute préférable de remercier d’abord la personne
de son intention avant de déplacer la discussion sur des faits réels.
                                                                                                                                                                                                                                
Les transactions cachées
Les  transactions cachées sont rarement  utiles ; elles génèrent de l’insécurité et des malentendus. Celle ou celui qui se voit
envoyer des messages cachés a intérêt à clarifier la situation ou à demander à l’autre des explications plus transparentes. Il ou
elle demandera par exemple “je ne comprends pas ce que tu veux dire, explique-moi” ou “ou je vois pas ce que tu veux dire”,
etc.
Si vous souhaitez savoir comment vous communiquez lors d’un dialogue, il est bon d’enregistrer durant un temps précis tout
un entretien (en demandant bien entendu l’autorisation à l’autre personne). L’enregistrement pourra alors être réécouté et vous
pourrez aisément analyser votre mode de communication à travers une grille d’analyse transactionnelle.
                                                                                                                                                                                                                                
 
                                                                                                  
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